Dans les années 1820-1850, près d’une soixantaine de passages couverts se concentraient dans Paris. La quinzaine de passages restants sont, chacun, des témoins de l’évolution architecturale, sociale et commerciale de Paris au XIXe siècle. Novateurs par leur forme architecturale employant le verre et le métal. Pionniers par l’idée du confort lié au commerce, inaugurant le chauffage et l’éclairage au gaz dans ces ruelles à la concentration maximale de commerces susceptibles de tenter le promeneur. Les galeries et passages couverts sont des lieux de monstration à la mode : les Bourgeois y vont pour voir et y être vus. Ce sont autant d’aspects qui changent radicalement l’image de la ville : l’état déplorable de Paris, avec ses rues étroites, encombrées d’ordures, sombres et dangereuses était un fait noté par les voyageurs. Paris devait changer et se devait d’être une vitrine du luxe ; les passages y contribuèrent, au même titre que le développement de nouveaux quartiers comme celui des Grands boulevards.


Découvrez comment chaque passage se démarque de son voisin par son caractère spécifique. Parcourez chronologiquement quelques passages de la Galerie de Bois (1784-1828) du Palais Royal (1786-1835) jusqu’au passage des Princes (1860), en passant par les très luxueux passages des Panoramas (1800) et galerie Vivienne (1823) et découvrez leur architecture et leurs histoires. Remarquez comment les travaux haussmanniens, bien que contestés, ont eu raison des passages couverts…





               










Lieu du rendez-vous

La visite Les passages couverts. Un « monde en miniature » au commerce d'avant-garde démarre devant la Comédie française (place Colette), métro Palais-Royal - musée du Louvre (ligne 1).

Le jour de la visite, le guide sera présent 15 minutes avant le début de la visite.

La visite dure environ 2 heures.

La visite se termine dans le passage des Princes (métro Richelieu-Drouot [lignes 8 et 9]).


Lien :


Conférence : « Paris vu par Walter Benjamin »,  par Jean Lacoste.
Pour Walter Benjamin, les passages parisiens étaient un concentré miniaturisé de Paris au XIXe siècle, comme si l'entrée des passages étaient les "ouvertures de grottes dantesques" ouvrant sur une ville bouillonnante de significations multiples